Présentation

Présentation
Sophia Bush as Sophia Davis


Chad Michael Murray as Lucas Scott

George Clooney as George Andretti

James Lafferty as Nathan Scott

Rachel Bilson as Rachel Davis

Bethany Joy Galeotti as Haley James

Johnny Depp as Johnny Rizzo

Adam Brody as Adam Cohen

Kristen Bell as Véronica Mars

Leighton Meester as Blair Waldorf

Blake Lively as Serena Van DerWoodsen

Chace Crawford as Chace Archibald

Jason Dohring as Logan Echolls

Mischa Barton as Marissa Cooper

Penn Badgley as Dan Badgley

Dannel Harris as Daneel Atwood

Jensen Ackles as Jensen Atwood

Benjamin MacKenzie as Ryan Atwood

Jackson Brundage as James Daniel Davis
*À partir du chapitre 50*

# Posté le mardi 21 octobre 2008 21:39

Modifié le mercredi 21 janvier 2009 18:43

1.

1.
Encore une fois, je me retrouvais assise à mon bureau, ensevelie sous la tonne de paperasse que j'avais à classer. Chaque fois qu'une mission était accomplie, mon père me chargeait de tout ranger, ou brûler, selon le cas. Il est certain qu'être la fille d'un des chefs de la Mafia n'avait souvent rien de réjouissant. Aucune intimité, une très faible possibilité d'avoir un jour un copain et une vie sans cesse contrôlée. Personne n'aurait osé s'en prendre à moi, mais chaque fois que je voyais une arme à feu, je ne pouvais m'empêcher de trembler, ressentant le danger potentiel qu'elle représentait.



- Mademoiselle Davis, votre père souhaite vous parler.

- J'arrive tout de suite



Effectivement, je n'ai pas un nom à connotation italienne, j'ai pris celui de ma mère, défunte, pour davantage de sûreté. Il n'est jamais bon de se promener avec un nom de famille aussi connu que celui de mon père.



- Papa. Tu voulais me parler?

- Oui Sophia, entre



Bizarrement, malgré qu'il soit un dangereux criminel, nous avons toujours eu une très bonne relation. Il était ma seule famille maintenant. Avant qu'il ait eu le temps de continuer, Lucas entra dans le bureau. Depuis toujours, un incroyable coup de foudre. La première fois que je l'ai vu, je n'ai pas pu détacher mes yeux de lui. Évidemment, non réciproque. Je ne lui en avais jamais parlé, en fait je l'évitais le plus possible. Il était toujours accompagné de femmes magnifiques, à côté desquelles je ne faisais pas le poids.



- Je suis là, monsieur

- Très bien. Lucas, ce que j'ai à te dire n'est pas facile à entendre, mais il est de mon devoir de te le dire. Ton frère a été kidnappé.

- Nathan? Mais pourquoi?

- Apparemment, nos ennemis ont découvert que mon meilleur homme de main avait une faiblesse. Un frère moins doué.

- Nate fait tout ce qu'il peut, vous le savez

- C'est vrai, mais sa place n'est pas sur le terrain, elle ne l'a jamais été

- Je dois aller le chercher

- Oui, tu iras avec Sophia

- Pardon?



Depuis le début, je trouvais étrange que ma présence soit nécessaire, mais maintenant que je sais, il est hors que question que j'y aille, pas avec lui.



- Sophia, ils exigent la présence d'un membre de la famille

- Et c'est moi que tu envoies, je suis tout ce qu'il te reste!

- Justement, ils veulent quelqu'un de ma famille, et tu es la seule qui me reste

- Je ne veux pas y aller

- Il le faut, pour Nathan



Nate, lui est mon ami d'enfance. Nous nous sommes rencontrés lorsque nous avions à peine 5 ans, et le hasard a voulu que Lucas soit recruté par mon père, et ensuite Nathan. Il est la personne la plus gentille que je connaisse, en fait, mon seul véritable ami. Je ne peux pas le laisser



- Tu as raison, je ne peux pas l'abandonner. Où doit-on aller?

- À Vancouver. Vous partez tout de suite

- Tout de suite?

- Il n'y a pas une seconde à perdre, la vie de Nathan est en jeu. Faites vos valises, et partez tout de suite après, la voiture est dans le garage. Tu peux partir, Lucas, je voudrais parler à ma fille.

- Bien, monsieur.



Sans même me lancer un regard, il quitte la pièce, éblouissant, comme toujours. Comment faire pour résister à la tentation? Excellente question.






Suite, 5 comms :)

# Posté le mardi 21 octobre 2008 21:42

Modifié le jeudi 23 octobre 2008 09:55

2.

2.
Je me retourne, pour faire face à mon père. Je ne comprends pas qu'il puisse consentir à mon départ, alors qu'il a toujours refusé que je parte à l'université, j'aurais été trop loin de lui. Et maintenant, il m'envoie à l'autre bout du pays, seule avec un homme, quand il m'a fait comprendre depuis longtemps que je n'avais pas le droit d'avoir de copain.



- Sophia...

- Papa, je ne comprends pas. Pourquoi est-ce que tu m'envoies?

- Ils m'ont demandé d'envoyer quelqu'un de ma famille, pour être certain que je ne lancerai pas une attaque surprise, et tu es tout ce qu'il me reste

- Justement, tu es en train de me lancer dans une mission suicide, alors que depuis que maman et Julia sont mortes, tu refuses même de me laisser sortir seule!

- Je suis conscient que je t'ai étouffé ces dernières années

- Tu m'as complètement mise à l'écart de la société! Les seules personnes que je côtoyais, c'était tes partenaires et Nathan! Quand je sortais, je pouvais à peine parler aux gens que je rencontrais. Et tu m'as empêché d'aller à l'université, alors que j'en ai toujours rêvé!

- J'ai fait des erreurs, et je m'en excuse, mais je voulais seulement te protéger, mon ange

- Me protéger? Et que va-t-il advenir de moi si un jour tu meurs toi aussi? Je ne serai plus rien. Sans argent, sans amis, sans famille, sans métier, rien.

- On ne pourrait pas parler de ça à ton retour?

- Évidemment, toujours tout remettre à plus tard. Ça va sans doute nous aider à régler nos problèmes

- Sophia

- Très bien, je vais aller avec Lucas, mais je le fais pour Nate, uniquement. Grâce à toi, il a été mon premier ami. Et le seul.



Furieuse, et inquiète pour Nathan, je claquai la porte derrière moi et marchai jusqu'à ma chambre. Je mis distraitement quelques vêtements dans un grand sac, tout en me disant que j'allais amener la carte de crédit que mon père m'a donné, et que j'achèterais le reste en route. Une fois cette étape terminée, je me retourne et contemple mon univers, peut-être pour une dernière fois. Et en même temps, je me dis que je dois profiter de ces quelques jours, même si Nate est prisonnier. Ce seront probablement mes derniers moments de liberté avant longtemps. Je descend les marches et rejoins Lucas au garage.



- Tu es prête?

- Je n'ai pas vraiment le choix

- Effectivement, ton père ne t'a pas vraiment demandé ton avis

- Comme s'il le faisait parfois

- Il fait tout ça pour Nathan tu sais. Bien plus parce que c'est ton meilleur ami que parce que c'est mon frère

- C'est bien possible, et je lui en suis reconnaissante, mais je ne pars jamais en mission, depuis que maman est morte du moins

- Peut-être qu'il a réalisé que s'il ne secourait pas Nathan, il te perdrait aussi

- Sans doute, mais j'aurais aimé qu'il réalise plus tôt à quel point il comptait pour moi et qu'il ne l'envoie pas sur le terrain

- Tu sais aussi bien que moi que Nate fait toujours ce qu'il veut, peu importe ce qu'on peut dire

- Comme quoi on ne peut pas avoir que des qualités. Allez, en route



Je lui souris avant de me glisser sur le siège passager, et de mettre les écouteurs de mon iPod en place. J'ai besoin de réfléchir, et d'essayer d'oublier tout l'effet que Lucas me fait.





La suite dans 5 Comms:)

# Posté le mardi 21 octobre 2008 21:45

Modifié le vendredi 24 octobre 2008 06:47

3.

3.
- Sophia, tu viens manger?

- Quelle question! Bien sûr, ça fait des heures qu'on roule!



Et c'est vrai, je suis affamée. En fait, j'ai toujours beaucoup mangé, et à tout moment, je n'aime pas particulièrement attendre lorsque j'ai faim, ça me rend assez irritable. Nous entrons donc, puis il regarde attentivement tout le restaurant, cherchant sans doute un danger quelconque. Ensuite, satisfait, il nous choisit une table.



- Finalement, qu'est-ce qui t'as décidé à partir?

- Nate. Et aussi la possibilité d'avoir un minimum de liberté pour la première fois depuis des années.

- J'imagine que ça n'a pas toujours été facile

- Atroce tu veux dire. J'étais sans cesse surveillée, suivie, enfermée. Mon existence se résumait à Nathan et mon père. Je ne sortais jamais seule, faire les boutiques, me faire des amis, aller à l'université

- Je ne savais pas que ça faisait partie de tes plans

- Qui aurait pu le soupçonner, de la part de Sophia Davis? Seul Nathan m'a appuyé, après la mort de ma mère

- Qu'est-ce que tu voulais faire?

- Médecine, pédiatre en fait.

- En gros, l'opposé de ton père. La mafia ne t'intéresse pas. La seule raison pour laquelle tu es restée, toutes ces années, c'est que malgré tout, tu aimes ton père

- 100%. Si j'en avais eu le courage, il y a longtemps que je serais partie faire ma vie, loin de toutes ces magouilles, mais ce n'est pas aussi simple

- C'est certain qu'avec un père comme le tien...

- Tu as tout compris.

- Je dois avouer que vous êtes une personne surprenante, mademoiselle Davis

- On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a. Tout le monde s'attend à ce que j'agisse comme mon père, mais je ne suis pas comme lui, je ne le serai jamais.

- Il n'est pas si terrible

- Étrangement, on s'est toujours très bien entendus, malgré tout ce qu'il me fait subir

- C'est ça l'amour



Comme si je savais ce que c'était d'être pleinement aimé, par quelqu'un qui vous le dit, vous le fait sentir. Jamais mon père ne m'a dit qu'il m'aimait. Et je n'ai jamais eu de relation amoureuse. Si seulement il savait tout ce que je donnerais pour qu'il m'aime. Ne voulant pas qu'il devine ce à quoi je pensais, je détourne les yeux et fixe l'extérieur.



- Qu'est-ce qu'il y a?

- Rien, je pensais à Nate, c'est tout

- Vous ne seriez pas déjà sortis ensemble, tous les deux?

- En maternelle, peut-être. Il m'avait acheté une girafe en peluche, je l'ai toujours avec moi. Mais il est comme mon frère, je l'aime

- Tu sais, j'ai toujours admiré la façon dont vous vous aimiez. Vous vous être rencontrés il y a 15 ans, et vous êtes toujours amis. Il y a bien longtemps que je n'ai plus cette relation avec mon frère

- Mais tu l'aimes, c'est tout ce qui compte

- Sans doute, oui. Souvent je me dis que j'aurais du faire plus d'effort pour qu'on ait une véritable relation

- Il n'est pas trop tard, tu sais



Nous avons finalement mangé, puis nous nous sommes remis en route. Moi toujours plongée dans mes pensées, et lui concentré sur la route. Seulement, s'il est ainsi tout au long du voyage, je crois qu'il me sera difficile de me contrôler.



Suite dans 2 comms :)

# Posté le mardi 21 octobre 2008 21:49

Modifié le mardi 28 octobre 2008 21:32

4.

4.
- Réveille toi Sophia, on prend une pause, et ensuite on n'arrête pas avant la nuit

- Mais, il fait déjà noir

- C'est un fait, mais nous avons encore environ trois heures de toute à faire pour prendre un peu d'avance

- D'accord, j'arrive.



À ce que je constate, nous avons fait beaucoup de chemin depuis notre pause pour manger. Il fait maintenant noir et nous sommes seuls, dans une halte routière. Je branche mon iPod aux haut-parleurs, avant de sortir de la voiture et de le rejoindre, assis sur le capot.



- Les étoiles sont magnifiques, ce soir

- Oui, c'est vrai



Le silence s'installe, alors que ma chanson fétiche pour me défouler commence à jouer. Ne pouvant résister à la tentation, je me lève, m'éloigne un peu et me met à danser comme une folle. Je danse toujours seule, mais j'ai longtemps pris des leçons. Après quelques chansons rythmées, une musique plus lente commence.



- Lucas, viens danser avec moi

- Je ne sais pas Soph, on devrait repartir

- S'il te plaît, juste une fois

- D'accord, ça va



Il se lève, s'approche lentement. Il glisse ses mains autour de ma taille, alors que je me rapproche, ma tête doucement appuyée contre son torse. Sa présence, si proche, m'emplit de joie. Et de désir aussi, ce qui pourrait poser un problème. Je peux garder pour moi mon amour, mais j'ai bien peur d'avoir de la difficulté à dissimuler cette envie, n'ayant jamais vraiment côtoyé de garçons. Et peu après, la chanson termine.



- Allez, Sophia, en route



Sa voix est rauque, inhabituelle. Je me recule, une interrogation dans les yeux, et je vois qu'il est déjà redevenu imperturbable. Avec un sourire en coin, je continue à reculer, puis je me mets à courir. L'air frais me fait du bien, et me course aussi. Il y avait une éternité que je n'avais pas pu le faire. Lucas, exaspéré, se lance à ma poursuite, mais je ne suis pas facile à attraper. D'un geste brusque, il coupe mon élan, et je tombe sur le dos, l'entraînant dans ma chute. Il est sur moi, son visage devant le mien. Ma poitrine se soulève rapidement, ce qui peut passer pour de l'essoufflement n'est en fait que du désir. Pendant un long moment, nous nous contentons de nous regarder dans les yeux, mais il finit, par poser ses lèvres sur les miennes, et dès lors, plus rien ne compte. Il m'embrasse doucement au début, puis passionnément. Ayant obtenu ce que j'ai toujours désiré, je lui réponds avec ardeur. J'avais complètement oublié où nous étions, et pourquoi et je ne protestai pas lorsque sa main se glissa sous mon chandail, puis sur ma hanche. Mais la réalité nous rattrapa brusquement lorsque son téléphone sonna. Il se releva rapidement sans un regard de plus pour moi. Docilement, je me relève, et retourne m'asseoir dans la voiture, sachant que cet agréable intermède ne se produira sans doute plus. Il me rejoint, et me regarde longuement avant de finalement ouvrir la bouche.



- Soph, ça ne peut plus arriver

- Évidemment, je ne suis pas assez bien pour toi

- Ce serait plutôt le contraire

- Et pourquoi ça?

- Tu es la fille du chef de la mafia Montréalaise. Je ne suis rien, nous n'appartenons pas au même monde

- Tu te trompes, je n'appartiens pas à la mafia, je ne suis même pas dans la hiérarchie

- Mais tu es la seule famille du parrain, il ne me le pardonnerait jamais

- Il n'a pas à le savoir

- Ne rend pas les choses plus difficiles qu'elles le sont, ça ne se reproduira plus.



Je me mure dans un silence hostile. Pourquoi accorde-t-il tant d'importance à cette fichue hiérarchie dont je ne sais même pas partie? Même si nous ne sommes pas toujours d'accord, mon père et moi, je sais qu'il ne veut que mon bien, jamais il ne ferait du mal à Lucas à cause de moi. Si seulement il pouvait comprendre, et savoir à quel point je l'aime.





Suite dans 5 comms:)

# Posté le mardi 21 octobre 2008 21:52

Modifié le mardi 28 octobre 2008 21:32